Col de l’utérus: une vaccination lucrative…à risque

L’argumentaire commercial, le mode de fabrication par génie génétique et la composition du vaccin contre le cancer du col de l’utérus – dont les données épidémiologiques ne sont pas parfaitement définies – ne sont pas sans rappeler le vaccin contre l’hépatite B, « maladie inventée » en occident pour reprendre l’expression du Wall Street Journal, pour le plus grand profit des fabricants (GlaxoSmithkline et Pasteur Sanofi MSD) au détriment des trop nombreuses innocentes victimes.

   Catastrophe sanitaire probablement d’une ampleur sans précédent dans notre pays, « l’affaire », le scandale de la vaccination contre l’hépatite B, se ramène, en effet, comme le reconnaît le Dr Marc Girard, expert près les tribunaux, pour l’essentiel à une disproportion caricaturale entre un bénéfice prévisible – infime – et un risque objectivement encouru considérable qui se chiffre par des dizaines de milliers de scléroses en plaques (30 à 50 000 en France) et de maladies neuro-musculaires et auto-immunes. Un risque au moins équivalent est malheureusement à craindre avec le vaccin contre les papillomavirus.

   Premières visées par la vaccination, les adolescentes sont en droit de recevoir au préalable une information scientifique « claire loyale et appropriée », leur permettant d’apporter leur consentement ou leur refus éclairé. Comme l’ont rappelé à plusieurs reprises des arrêts de la Cour de cassation, repris par la loi du 3 mars 2002 sur les droits des malades, le médecin – et tous ceux qui réalisent la prescription, ont la charge de prouver qu’ils ont communiqué cette information claire, loyale et objective, loin de toute pression commerciale émanant des laboratoires pharmaceutiques. Trois questions essentielles méritent une réponse appropriée :

   1°) La vaccination contre le cancer du col de l’utérus est-elle justifiée ?

   Selon le Dr Monsonego, chef du département de colposcopie de l’institut Alfred-Fournier, « le dépistage du cancer du col de l’utérus permet d’éviter ce cancer », au 13ème rang pour la mortalité par cancer chez la femme. Entre 1980 et 2000, cette politique a permis de faire baisser le nombre de cas de 3 % par an et le nombre de décès de 4,5 % par an en France et même de « 80% dans les pays d’Europe du Nord où le dépistage est organisé » (CSHPF). Faute d’un dépistage organisé, ces  chiffres stagnent actuellement en  France. Ces  examens  sont en  effet à  l’initiative de la patiente… encore trop souvent imprudente : 40 % des femmes ne bénéficient toujours pas d’un suivi régulier. Pour les experts en santé publique, « face à ces lacunes – bienvenues pour les laboratoires -, la mise sur le marché de vaccins préventifs constitue un réel espoir », à condition que la réelle efficacité soit au rendez-vous…

   Notons au passage, qu’en 1994, le lancement de la campagne contre l’hépatite B, qui s’était appuyée également sur la dramatisation, la peur et des contre-vérités, avait été justifiée par l’échec de la vaccination chez les populations à risques, toxicomanes et homosexuels notamment…

   S’il a fini par recommander, après un premier avis défavorable, de recourir à la vaccination pour les jeunes filles de 14 ans et pour certaines des jeunes femmes de 15 à 23 ans, le Conseil supérieur d’hygiène publique (CSHP) a insisté sur l’importance de la promotion, de la réalisation du dépistage du cancer du col de l’utérus – qui doit être réorganisé – et sur l’importance de la poursuite d’une promotion de l’utilisation du préservatif, lequel ne peut, certes, fournir une protection absolue contre les infections à HPV, mais peut en réduire les risques.

   La contamination par les papillomavirus (HPV), dont il existe une centaine de souches, se fait par contact sexuel chez les jeunes femmes, le plus souvent lors des premiers rapports. Avant 30 ans, pas moins de 30 % des femmes ont déjà été infectées, mais 70% d’entre elles vont éliminer naturellement le virus en moins d’un an et 90% en moins de deux ans. (Il en est de même pour les hépatites B où 90% guérissent sans séquelles). Pour les autres femmes, le cancer invasif se développe environ 15 à 25 ans après l’acquisition de l’infection (selon le CSHPF) sans que l’on puisse en déterminer le pourcentage d’entre elles. L’infection virale et l’expression de certains gènes viraux apparaissent ainsi comme des facteurs nécessaires mais non suffisants de la transformation tumorale, d’autres facteurs interviennent donc selon toute vraisemblance.

   Selon Abby Lippman, biologiste, spécialiste de la santé des femmes et épidémiologiste de l’Université McGill au Canada, le risque de cancer lié aux HPV, principalement les souches 16 et 18, soupçonnées d’être responsables de 70 % des cas de cancer du col, serait donc surestimé.

   2°) Ces vaccins sont-ils efficaces ?

   Bien que le fabricant du vaccin Gardasil affiche une efficacité de 100% pour 70% des cancers de l’utérus, ni ce vaccin, ni son concurrent – administrés seuls – n’ont encore montré qu’ils étaient efficaces pour prévenir le cancer du col. Selon le Centre fédéral belge d’expertise des soins de santé (KCE), ce vaccin n’a d’ailleurs aucune efficacité chez les femmes infectées. S’il doit donc être administré avant les premiers rapports sexuels, aucune étude ne démontre pourtant son efficacité en cas de contamination ultérieure. Les données quant à son efficacité lorsqu’il est associé à d’autres vaccins, ce qui est très courant en pratique, manquent également. Si ces vaccins peuvent prévenir efficacement l’infection aux souches du HPV qui peuvent causer le cancer à un âge médian de 51 ans (selon le CSHPF), « on ne sait pas encore si le vaccin permettra de réduire le nombre de cas de cancer », précise Abby Lippman. Dans la mesure où le cancer peut se manifester plusieurs décennies après la contamination, ce n’est par conséquent qu’après un délai équivalent que l’on pourra prouver ou non l’efficacité de ces vaccins… à l’étude depuis 5 ans (Dawar M, Deeks S, Dobson S., Human papillomavirus vaccines launch a new era in cervical cancer prevention, Canadian Medical Association Journal (CMAJ), 28 août 2007, Vol. 177, No 5, page 456).

   Une analyse des diverses études d’efficacité du vaccin parue dans The New England Journal of Medicine, a clairement montré que la différence de risque de survenue de lésions pré-cancéreuses entre les personnes sexuellement actives vaccinées et non vaccinées était modeste, de l’ordre de 0,8%, tandis que pour les lésions les plus sévères, il n’y avait pas de réduction significative. (Réf : Georges Sawaya du département d’épidémiologie et de biostatistique, et Karen Smith-McCune, du département d’obstétrique, de gynécologie, et tous deux membres du Comprehensive Cancer Center de l’Université de Californie, Vol. 356 : 1991-1993 ; n° 19, 10 mai 2007).

   Contrairement aux directives du CDC, l’American Cancer Society ne recommande d’ailleurs pas la vaccination universelle chez les femmes entre 18 et 26 ans, l’efficacité du vaccin diminuant probablement avec l’augmentation du nombre de partenaires sexuels.

   On ne peut en outre écarter « l’émergence par la vaccination de souches résistantes » (Lippman A, Melnychuk R, et al, Human papillomavirus, vaccines and women’s health: questions and cautions, Canadian Medical Association Journal (CMAJ), 28 août 2007, Vol. 177, No 5, 484-7), voire celle de nouvelles souches cancérigènes par le biais du constant phénomène de commutation. Depuis plusieurs années, on observe ainsi la sélection par la vaccination de virus plus virulents dans les méningites à méningocoques, à Haemophilus, à Pneumocoques ou encore dans la poliomyélite , la coqueluche, la rougeole. (Dr Mohamed Kehr Taha, directeur adjoint du centre de référence des méningocoques à l’Institut Pasteur.)

   3°) Ces vaccins sont-ils sûrs ?

   Alors que pour le laboratoire Merck, les effets secondaires seraient légers, se limitant à des douleurs au point d’injection, de la fièvre, un œdème local, un érythème… à une fréquence curieusement comparable à celle du placebo, le VAERS (banque de données des effets adverses des vaccins dépendant des autorités sanitaires américaines) a recensé, malgré une sous-notification reconnue de l’ordre de 90%, dans les six mois suivant la mise en route de la vaccination aux USA, 86 complications sévères dont 2 cas de paralysies des membres (Syndrome de Guillain-Barré), des pertes de conscience et plusieurs maladies auto-immunes.

   En 2007, jusqu’au 10 mai, 1 637 réactions défavorables ont ensuite été rapportées au VAERS, puis 1 824 entre le 11 mai et le 7 septembre 2007, dont 11 décès, et sur 77 femmes enceintes vaccinées, 33 avortements ou anomalies fœtales. Ces chiffres sont déjà supérieurs à ceux observés avec le vaccin hépatite B, puisqu’entre mars 2001 et mars 2005, le VAERS avait recensé respectivement 1 845 et 2 876 accidents sévères, 53 et 76 décès avec les vaccins Hépatite B de Merck et celui de GlaxoSmithkline.

   Ces vaccins recombinants faisant appel, comme le vaccin hépatite B, à de l’hydroxyde d’aluminium comme adjuvant de l’immunité, peuvent également déclencher à court terme mais plus souvent à long terme (10 ans voire plus) une myofasciite à macrophages (cellules du système immunitaire), affection neuro-musculaire, très invalidante  associée une fois sur trois à une maladie auto-immune, le plus souvent une sclérose en plaques dont la fréquence a beaucoup augmenté avec la vaccination contre l’hépatite B. Par ailleurs, l’aluminium est capable de traverser la barrière hémato-méningée à partir de 60µg/litre. Or 225µg d’aluminium sont utilisés dans ces vaccins contre le cancer du col.

   De plus, chez les chats, la  fréquence des cancers des tissus mous à  proximité du point d’injection des vaccins comportant de l’aluminium, retrouvé dans les macrophages à proximité du point d’injection, a été multipliée par 18,3 en dix ans aux Etats-Unis. Pour les vétérinaires, cet aluminium, présent dans la majorité des vaccins, n’est pas éliminé par l’organisme et entraîne une inflammation chronique qui fait le lit des cancers, dont la fréquence évolue de façon exponentielle depuis une vingtaine d’années, alors que pour les vétérinaires de Maisons Alfort interrogés sur TF1 en 2001, le problème serait génétique !

   Alors que l’efficacité de ces vaccins contre les papillomavirus et le cancer du col de l’utérus ne pourra être démontrée avant plusieurs dizaines d’années, leur toxicité se manifestera malheureusement à court terme pour des milliers d’adolescentes et de femmes, comme c’est déjà le cas aux USA.

   Entre temps, Merck qui avait pris le bouillon boursier avec son anti-inflammatoire vedette, le Vioxx, – pour lequel il avait dissimulé les effets secondaires cardiovasculaires mortels – aura pu redresser son chiffre d’affaires (358 millions de dollars pour le seul 2eme trimestre 2007) et son action en bourse,  et échapper ainsi à une OPA hostile…  
 

Source: Christian RASSON (Pharmacien) chrasson@skynet.be  ; Dr Marc VERCOUTERE  cri-vie@neuf.fr 05 47 41 50 22 

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4 réponses à “Col de l’utérus: une vaccination lucrative…à risque

  1. « … Ces chiffres sont déjà supérieurs à ceux observés avec le vaccin hépatite B, puisqu’entre mars 2001 et mars 2005, le VAERS avait recensé respectivement 1 845 et 2 876 accidents sévères, 53 et 76 décès avec les vaccins Hépatite B de Merck et celui de GlaxoSmithkline. »

    Ho ? Pas possible ?

    On nous a pourtant bien dit et répété que la polémique à propos des effets secondaires du vaccin anti-hépatiteB, quelle qu’en soit la marque, était une affaire strictement franco-française, qu’aucun autre pays n’avait recensé de maladies démyélinisantes !

    Et si le VAERS a recensé autant de problèmes, c’est qu’il y en a en réalité bien plus, puisqu’il reconnaît être confronté à une sous-estimation énorme des notifications…

  2. Pingback: JulG7 - Le blog » Blog Archive » Vaccination : une erreur monumentale?

  3. Ma fille de 18 ans a reçu le vaccin il y a un an.Depuis, elle traîne un syndrome
    « dépressif » qui a commencé avec de l’eczéma sur tout le corps,et l’a amenée à
    être hospitalisée sous la « rubrique » affection bipolaire. »
    Peut-on me renseigner là dessus et si possible m’indiquer comment en sortir.
    Merci. Un papa désespéré.

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