Archives mensuelles : octobre 2007

Tous plumés par Electrabel…

Greenpeace présente son clip « Tous plumés par Electrabel » . Une analyse critique et piquante de ce qui se cache derrière la belle vitrine d’Electrabel. Alors, la mariée, trop belle pour être honnête? A vous de juger! Et surtout, n’hésitez pas à envoyer ce courriel autour de vous.

En deux minutes chrono. le clip présenté évoque les mécanismes qui ont permis à Electrabel d’engranger de plantureux bénéfices, via l’amortissement accéléré de ses centrales au charbon et réacteurs nucléaires. Le tout sous l’oeil ‘complaisant’ des autorités belges. Greenpeace attend, à présent, du futur ministre du Développement durable la récupération rapide de ces ‘profits non anticipés’ et leur affectation exclusive à des mesures favorables aux renouvelables et aux économies d’énergie. Il est grand temps de tourner définitivement le dos au charbon et au nucléaire! 

Surfez vers   www.eletrobel.be

Ce clip est à diffuser sans modération, n’hésitez pas à envoyer ce courriel autour de vous. Merci!

Source: Greenpeace

Léo Ferré: préface

La poésie contemporaine ne chante plus… Elle rampe
Elle a cependant le privilège de la distinction… elle ne fréquente pas les mots mal famés… elle les ignore
On ne prend les mots qu’avec des gants : à « menstruel » on préfère « périodique », et l’on va répétant qu’il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du Codex.

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain

Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse
Ce n’est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s’ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes
Le poète d’aujourd’hui doit être d’une caste
d’un parti
ou du Tout-Paris
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie n’est pas finie. Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche

L’embrigadement est un signe des temps. De notre temps

Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes

Les sociétés littéraires c’est encore la Société

La pensée mise en commun est une pensée commune


Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes
Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d’un coup toute sa musique

Beethoven était sourd

Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok
Rutebeuf avait faim
Villon volait pour manger

Tout le monde s’en fout

L’Art n’est pas un bureau d’anthropométrie

La Lumière ne se fait que sur les tombes

Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique
La musique se vend comme le savon à barbe
Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu’à en trouver la formule.
Tout est prêt : les capitaux
La publicité
La clientèle.

Qui donc inventera le désespoir ?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil.

Avec nos magnétophones qui se souviennent de « ces voix qui se sont tues », avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions

N’oubliez jamais que ce qu’il y a d’encombrant dans la Morale, c’est que c’est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont les chants de revendications

Le vers doit faire l’amour dans la tête des populations.

A L’ECOLE DE LA POESIE ON N’APPREND PAS

ON SE BAT !

léo ferré, extrait de l’album il n’y a plus rien

Source:  ici

Alerte à Babylone, le film de Jean Druon

Voir aussi :

Utérus et vaccination: un autre son de cloche

Utile, la vaccination des jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus? Au Canada, la réponse négative d’une éminente chercheuse fait beaucoup de bruit. En Belgique, évidemment, on fait semblant de n’avoir rien entendu.

En Belgique, la pertinence d’adopter un programme de vaccination pour protéger les adolescentes et les jeunes femmes contre le virus du papillome humain (VPH) ne souffre aucune discussion. Les pouvoirs publics et les associations de lutte contre le cancer épousent totalement  le discours des fabricants de vaccins, et aucune voix dissonante ne se fait entendre. Dernièrement, le gouvernement, a même décidé que le vaccin Gardasil serait remboursé dès le 1er décembre pour les jeunes filles de 12 à 15 ans. La communauté française n’est pas en reste puisque Marie Arena annonce des « mesures de prévention » dans les écoles et envisage la possibilité de faire administrer le vaccin par la médecine scolaire. La campagne vaccinaliste bat son plein, et l’industrie n’a même pas besoin d’y ajouter un coup de pouce publicitaire privé. Les médias, comme d’habitude, relayent docilement la propagande officielle sans se poser de questions. Bien entendu, cette belle unanimité et la présence en terre wallonne du laboratoire GlaxoSmithKline, lui aussi producteur d’un vaccin contre le cancer du col de l’utérus, relèvent de la simple coïncidence…

Au Canada, c’est le même scénario. Un comité d’experts a recommandé de vacciner les fillettes dès 9 ans et les autorités fédérales ont immédiatement débloqué un budget de 300 millions de dollars à cette fin.

Mais dans ce pays, un son de cloche différent vient de tinter. Et pas n’importe lequel. Spécialiste de la santé des femmes, Abby Lippman est chercheuse en épidémiologie à la prestigieuse université MacGill. Dans le journal de l’association médicale canadienne (JMAC), elle a déclaré qu’il n’y avait pas d’urgence justifiant une pareil précipitation. « Contrairement à la polio, il n’y a pas d’épidémie de cancer du col de l’utérus, pas de crise ni de problème majeur qui justifie le sentiment d’urgence » écrit-elle. Et la chercheuse d’expliquer que « le cancer du col de l’utérus arrive au 13ème rang des cancers mortels touchant les Canadiennes – soit près de 400 décès par année – ce qui est relativement peu ». Selon Abby Lippman, on surestime également les risques liés au virus du papillome humain: « deux souches de ce virus sont soupçonnées d’être responsables de 70% des cas de cancer du col de l’utérus. Mais l’infection du VPH se résorbe dans un délai de moins d’un an chez 70% des femmes atteintes, et dans moins de deux ans pour 90% d’entre elles ». En Belgique, ce fait est systématiquement passé sous le silence. Et ce sont des chiffres autrement plus effrayants qui circulent. Ainsi, dans une brochure de la fondation contre le cancer, on peut lire que plus de 99% des cancers du col de l’utérus sont causés par le papillomavirus, que la maladie représente la deuxième cause de mortalité par cancer en Europe chez les femmes, et qu’elle est à l’origine de 300 décès par an dans notre seul petit pays. Si l’on en croit cette dernière donnée, les Belges seraient donc trois fois plus vulnérables que les Canadiennes. Et chez nous, l’issue serait fatale dans presqu’un cas sur deux. Il faudrait à tout le moins qu’on nous explique les différences statistiques entre les deux côtés de l’Atlantique. Exagération? Manipulation?

Aussi

Source: Bio info magasine n°73 – Octobre 2007

Cancer: un rapport qui dérange

Le rapport sur les causes du cancer réalisé au terme de deux ans de travail par l’Académie de médecine, celle des Sciences, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), l’Institut de veille sanitaire et l’Institut national du cancer va certainement faire grand bruit et relancer le débat sur les véritables causes du cancer et sur l’augmentation de son incidence.

Cette étude met en cause avant tout des comportements individuels, plus que des pollutions environnementales, pour expliquer l’apparition d’un nombre notable de cancers. Ce rapport bat en brèche des idées reçues en réaffirmant le rôle prépondérant des comportements individuels (tabac, alcool, surpoids, grossesse tardive…) et en jugeant grandement surestimé par l’opinion le rôle de la pollution. Selon cette étude, 1 % au plus des décès par cancer peuvent être attribués avec certitude à la pollution.

Comme dans tous les pays industriels, le tabac reste en France, selon ce rapport, la principale cause avérée de cancer (29 000 décès, soit 33,5 % des décès par cancer chez l’homme, 5 500 décès, soit 10 % des décès par cancer chez la femme en 2000). L’alcool est à l’origine d’environ 9,4 % des décès par cancer chez l’homme et de 3 % chez la femme. Le rapport rappelle par ailleurs que la mortalité par cancer diminue régulièrement depuis 1950 chez la femme et depuis 1985 chez l’homme, si l’on tient compte de l’évolution démographique.

L’excès de poids et l’insuffisance d’exercice physique causent 2 % de décès par cancer chez les hommes et 5,5 % chez les femmes. Les expositions professionnelles, en diminution, sont encore à l’origine de 3,7 % des décès par cancer chez l’homme et 0,5 % chez la femme. Les traitements hormonaux de la ménopause sont en cause pour 2 % environ des décès chez la femme (essentiellement du sein et de l’ovaire). L’âge tardif du premier enfant, le faible nombre d’enfants et l’absence d’allaitement sont des facteurs de risque. En agissant sur ces caractéristiques, la fréquence des cancers du sein pourrait être réduite de 15 %, avancent les auteurs.

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